dimanche 15 décembre 2013

Nous prenons un peu de retard sur le blog à mesure que la route se dessine. Je profite d'une brève pause ce soir pour tenter de rattraper le temps. Nous vous avons laissé dans le Northland, après notre tentative de fraude ratée.

Pour la faire courte, nous avons continué notre route, toujours plus en avant vers le Nord, passant par tout un tas de ville aux noms Mahori ardus à prononcer. Nous furent quelques plaisantes rencontres comme dans cette ravissante bourgade portuaire de Russel.

Russel


En rentrant dans une boutique qui sentait bon le chocolat frais, la chilienne qui travaillait là, Leonarda, à faillit nous ramener chez elle quand nous lui avons demandé de nous indiquer un endroit ou dormir. La montagne de travail qui l'attendait ne pouvait cependant pas concorder avec son besoin d'aider les personnes qu'elle rencontre. Nous l'en remercions cependant énormément.

Après une belle randonnée parsemée d'arbres géants, de pontons de bois et de bitume brulant nous avons terminé la visite du secteur par un bien gras fish&chips, simple mesure de compensation. Et nous avons traversé la baie qui nous séparait de Pahia grâce au ferry, payant cela va de soit (point chauvin :en Loire Atlantique c'est gratos). Le lendemain ce sont des centaines d'hommes et de femmes grenouilles qui le traverseront à la nage sous nos regards pleins d'admiration.

Les Kauris géants, seigneurs de ces forêts.


Puis un soir, alors que nous campions entre forêt luxuriante et fraiche rivière, vint le moment de la concertation. Une semaine nous restait avant de quitter notre brave bête de location à Auckland, à l'heure du constat, les plages du Northland ne sont absolument pas à plaindre, mais l'idée d'en voir encore défiler pendant 7jours ne nous suffisait pas, surtout pour notre débarqué des Philipines qui avait gouté l'eau du Pacifique un peu plus en amont. Nous avions besoin de voir plus grand, il nous fallait quelque chose de bien plus imposant, un endroit à la hauteur de nos attentes. Nous prîmes la route vers le Sud dès le lendemain.

Texte et photos : Quentin.



vendredi 13 décembre 2013


Le soleil pointe timidement le bout de ses rayons, confiant nous sortons pour tenter de trouver un centre de soin pour oiseaux indiqué dans une brochure. Evidemment nous prenons encore une mauvaise décision, persuadé que le centre était à 3km nous y allons à pied. Résultat le centre était à 5km et nous nous retrouvons encore sous une averse surprise. Heureusement nos sauveurs ( Yoyo et Vivi) et leur van magique volent à notre secours, ils allaient également y faire un tour galvanisé par la pub que je leur avait faite.

Le centre est l'occasion de voir quelques oiseaux locaux : l'énorme pigeon assez coloré de Nouvelle Zélande. Le Tui qui est un oiseau aux capacités sonores surprenantes, il imite les autres oiseaux et même les humains, on a pu en entendre un répéter après nous « com on » et divers autres mots anglais. Ils reproduisent aussi des sons électroniques, notamment les bips des nokia des Japonais vu au Mont Eden (cf article sur Piha). Il y avait aussi quelques kiwis en cage, le symbole du pays, qui est plutôt difficile à observer. Il devient de plus en plus rare sur l'île, opressé par les Possums qui mangent leurs œufs et par les attaques de chiens errants.

Après la visite du centre des oiseaux, nous avons enfin droit à une tempête de ciel bleu ! Fini les deux jours d'humidité constante, on a pu se remettre en T-shirt et revoir le paysage reprendre ses couleurs verdoyantes. Ni une ni deux nous avons repris la route pour laisser l'épisode « Whangarei » loin dernière nous. Le trajet a été l'occasion de constater les effets de la perturbation sur la région, des champs innondés ainsi que la route ! Nous nous arrêtons devant de l'eau qui se déverse en travers de la route d'un champ à l'autre. Un peu plus loin deux voitures arrêtées et une dame qui nous fait signe de traverser. Quelques secondes je suis tiraillé par le doute. Et si la petite dame était un peu trop confiante et que je noyais le moteur ? J'avais moyennement envie de payer les 2000$ de caution...Evidemment nous traversons quand même. Je sent la perte d'adhérence au fur et à mesure que j'avance et me demande si je ne vais pas faire un aquaplanning géant comme décrit dans les questions du code de la route à l'auto-école. La Nissan tiens bon et nous arrivons de l'autre côté. Une des voitures était bloquée depuis ce matin, le moteur noyé en tentant de traverser. Heureusement que nous sommes passé un peu plus tard qu'eux et que le débit de l'eau était déjà diminué.

Nous arrivons finalement à notre destination, un camping relativement basique (mais tout de même payant) en bord de mer sur la côté Est, plus très loin de Bay of Island. La plage n'est pas immense mais tout de même déserte, nous sommes en fait protégé de chaque côté par les terres, comme dans une petite baie, au loin nous voyons des rochers qui accentuent l'aspect sauvage des lieux.



Après avoir inventé un jeu de plage avec une balle de golf trouvée à Piha, et qui consiste à viser un trou à la manière de la pétanque, avec plusieurs niveaux à passer, nous décidons d'aller mettre la voiture sur un emplacement du camping situé juste derrière la dune. 



Le camping était à 11$ par personne et nous offrait seulement toilette et douche froide. Nous trouvions que c'était un peu cher pour dormir en tente et dans la voiture pour le troisième. Après concertation et repérage des lieux, nous nous mettons d'accord pour y aller à deux avec Quentin pour économiser la nuit d'Enguerran, qui nous rejoindrait discrètement la nuit tombée. Un compromis plutôt honnête. Nous nous présentons donc à l'entrée avec la voiture. Le responsable arrive et rempli un formulaire, il ne nous laisse même pas choisir l'emplacement, nous le faisons changer pour avoir la tente à l'abri du vent. Je crois qu'au moment de payer nous nous rendons compte de notre connerie. Mais trop tard pour faire machine arrière. Nous essayons de prévenir Enguerran resté sur la plage mais impossible car les deux gardiens entament un tour de ronde. Nous montons la tente en attendant, et là c'est le drame. Ils se dirigent carrément vers la plage et vont dénicher Enguerran. La supercherie tombe à l'eau, nous nous faisons avoir comme des amateurs. C'était une mauvaise idée et nous en subissons les conséquences, nous payons la part manquante tout honteux. Après quelques minutes de discussions, ils se rendent bien vite compte que nous sommes loin d'être des hors la loi en cavale. Compatissant, ils souhaiteront tout de même nous laisser une bonne image de leur hospitalité et se révéleront être de sympathiques hôtes. « We are happy to have you here ».
On évitera de jouer les Butch Cassidy ailleurs.

Texte : Alex.
Photos : Quentin.

dimanche 8 décembre 2013






Lundi 9 Décembre. The Press « café in the park ». Nous sommes de retour à Whangarei (qu'il faut prononcer Fangarei), notre première étape depuis que nous avons pris la route avec une bonne vieille Nissan Sunny et ses 230 000km au compteur. Nous avons foncé tête baissé comme d'habitude, trop envie de fuir Auckland et de partir vers le Nord. Notre entêtement nous valu de nous heurter à une chape de nuage et son chargement de pluie. Les deux premiers jours ont été humides. Très humides. Première fois que l'on conduisait à gauche, première fois avec une boite auto, et cette envie persistante de toujours vouloir embrayer lors du freinage, tout cela sous la pluie et avec les virages des différents cols que nous avons franchi. On a commencé par le pire, après quelques jours nous étions déjà devenu des pro de la conduite à l'anglaise. Après une brève rencontre avec nos amis Yoyo et Vivi (les sympathiques Français qui vont nous vendre le van) sur une plage sauvage de la côté Est nous avons donc erré à Whangarei. Bloqué dans ce sympathique café, nous avons échafaudé des plans, celui qui consistait à chercher un camping au hasard dans le coin n'était pas le meilleur je dois l'avouer.


Après une après midi à la piscine du coin (autant combattre l'humidité ambiante par encore plus d'humidité!) nous avons roulé dans le coin pour essayer de planter la tente quelque part. Hélas sur la côte la tâche est plutôt compliquée, en Nouvelle Zélande la propriété c'est sacré, c'est comme en France. Les panneaux « Restricted area », « No camping », ou encore « Private » sont légions. La nuit commence à tomber, la pluie tombe toujours, nous roulons dans la campagne de bord de mer sans rien trouver. Finalement nous décidons de nous rendre sur la pointe isolée de Pataua. De là nous suivons une pancarte qui indique un camping. Un chemin caillouteux en pente nous amène dans un endroit déserté, là l'ambiance de vieux polar commence à se faire sentir. Personne au bureau, personne dans les emplacements gazonnés immaculés du camping. Seuls quelques caravanes sont plantées à côté de boites aux lettres mais de la lumière n'émane que d'une seule d'entre elles. On hésite car l'ambiance est glauque, les pancartes sur les règles de conduite dans le camping très strictes, un vrai Bates Motel à la Néo-Zélandaise. Finalement nous décidons d'aller frapper à la seule caravane habitée pour avoir des renseignements. Une petite vieille nous ouvre et nous explique que l'on peut se mettre sur un emplacement, elle nous conseille ceux du haut qui sont les moins humides. Elle nous dit que nous aurons sûrement affaire aux propriétaires le lendemain pour régler la note de 18$ par personne pour planter sa tente ici. On décide de rester, car nous sommes un peu dans l'impasse. Le but étant de se lever avant les propriétaires (vers 6h du matin) pour se barrer sans payer. Nous installons la tente sous la pluie, nous dormirons avec le bruit du vent faisant battre la toile dans tous les sens comme sur un bateau. Le lendemain au lever du jour nous rangeons tout en catastrophe, la tente est devenue une éponge mais tant pis ! On allume le moteur, les phares, les essuies glace et adieu le Bates motel ! On aura même pas eu le temps de dire au revoir à la petite vieille.


Éprouvé par cette nuit mouvementée nous décidons de retourner à notre nouveau QG : le fameux café « The Press ». Nous nous barricadons à l'intérieur pour profiter de sa connexion instable et de ses toilettes ouvertes 24h /24. De là s'ensuit une longue journée d'attente, nous mettons sur pied notre plan de route en attendant que la pluie s'arrête. Nous sommes dans un tel état de galère visible, que les gérants du café ont pitié et nous offre des petits pains fourrés à l'heure du déjeuner. Nous nous sentons réconforté, avec une envie de serrer la serveuse dans nos bras. En milieu d'après midi le soleil fait une timide apparition, nous en profitons pour tenter une excursion à pied.

A suivre...

Pause au QG


PS : Désolé pour le manque de photos mais le temps ne s'y prêtait absolument pas !


Texte : Alex ; Photos : Quentin.

samedi 7 décembre 2013


Une petite brève dans notre road trip en voiture pour vous dire que depuis une semaine, le 3e hobbit de notre équipage a débarqué en terre kiwi !
Enguerran a passé un mois aux Philippines avant de nous rejoindre, la Nouvelle Zélande lui donne quelques frissons au thermomètre. Le choc sera d'autant plus grand quand il retournera sur le vieux continent.

Et puisque je vous avais annoncé que je parlerais du trampoline de la Bamber House, en voici une illustration au repos.

Jetlag !


Cette plateforme exerce sur quiconque s'en rapproche, une attraction terrible. De quoi remonter notre jauge de bonheur en 5minutes de rebondissements.

Je ferme cette page, des nouvelles sur les routes très bientôt.

Texte & Photos : Quentin.

L'incontournable balancoire.

lundi 2 décembre 2013




De retour à notre QG d'Auckland après une semaine d'isolement dans la bulle verdoyante de Lynne, voici une petite rétrospective …

J'avais évoqué notre arrivée à Piha et nos premières missions mais pas la partie « détente ». Et croyez moi il y en a eu de la détente !

Première attraction : la plage évidemment. Je crois que dès le lendemain de notre arrivée nous avons été y jeter un œil. La plage à Piha ce n'est pas un nid à Touristes, sur le littoral quelques privlégiés posèdent une petite maison de vacances en bois, mais point de résidences bétonnées. Tout est parfaitement intégré dans la végétation, pas de déforestation pour satisfaire les besoins des promotteurs, ici couper un arbre c'est tout un combat administratif. Du coup l'immense plage de sable noire paraît plutôt déserte et sauvage. Le Lion Rock planté juste au bord casse un peu la monotonie du paysage et offre un très beau point de vu. L'endroit est aussi un spot de rêve pour les surfeurs et ça se comprend vu la nature sauvage du lieu et les vagues de la mer de Tasman qui viennent s'y échouer. Nous pouvons d'ailleurs nous vanter de notre premier bain dans cette fameuse mer. Quentin pensait fièrement avoir fait trempette dans le pacifique mais il fût vite corirgée par Lynne : « Tasman Sea ! ».



Nous avons aussi été fouiné dans les chemins qui parcourent les forêts natives du coin, notament à la recherche des cascades. Nous suivons la route à gauche en sortant de chez Lynne, c'est un cul de sac qui ne mène seulement qu'à des itinéraires de randonée, nous suivons la pancarte « Falls ». Commencer cette randonée c'est un peu comme faire la queue à l'attraction Pirates des caraîbes à Disney, ou se promener dans CenterPark, au choix. Le chemin est impeccable et la végétation nous impressionne à chaque pas ! Après quelques mètres nous tombons nez à nez avec un atelier « Spray ».

WTF !?

Oui ces petits spray sont là pour désinfecter vos chaussures et éviter de ramener le Phytophthora qui détruit la végétation, notamment le Kauri, un arbre endémique de Nouvelle Zélande. Nous nous prêtons docilement à l'exercice avant de continuer. Après une demi heure nous arrivons aux fameuses cascades. Je suis obligé de dire une bannalité, désolé mais c'était juste très jolie. 

Fort bien goutu.


En repartant nous descendons un escalier de bois interminable dans la forêt, ça peut vous paraître anecdotique là aussi mais impossible de ne pas penser au travail de titan que tout cet aménagement a du demander au personnel du parc régional !



Nous avons également fait un crochet par une petite boutique de surf où j'ai fait l'acquisition d'une magnfique paire de de lunettes de soleil aux reflets violets, parfait pour les soirées disco. Par contre à notre grand désespoir, nous avons loupé, selon les rumeurs, le meilleur fish&chips de la Nouvelle Zélande ! On repassera pour la friture...

Texte : Alex.
Photos : Alex & Quentin.
 
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